De jour comme de nuit, il y a du drôle et du moins drôle, aux urgences.
Commençons par le drôle :
- deux dictons de marin breton énoncés par mon chef : "Quand les mouettes ont pied, il est temps de virer !" et "Quand la marée baisse, les rochers montent".
- une scène digne d'un film : assise dans le PC infirmier, je n'avais vue sur le couloir que par l'espace d'une porte ouverte. Et par là j'ai assisté à une succession d'évènements vraiment marrants. Ca a commencé par un grand-père de 93 ans tout grand et maigre que je vois passer, de gauche à droite. Il a une plaie de la tête et du sang qui a coulé sur tout le côté du visage (il a refusé qu'on le nettoie). Il traverse. Juste après, je vois l'infirmière qui déboule en courant et traverse mon champ de vision derrière lui: "Monsieur, Monsieur, n'allez pas par là !" C'est vrai qu'il va vers les salles où sont installés les patients en soin. Ils ont donc disparu tous les deux du côté droit. Alors retentit la voix de stentor de mon chef : "Non Monsieur, ça, ça n'est pas vos affaires, c'est la poubelle !" Et de droite à gauche, repasse le patient de 93 ans, cette fois tenu et entraîné par l'épaule par le chef en question, sur le visage duquel un air franchement mécontent est affiché. Et ça se termine par la voix du chef qui vient de la gauche : "Et maintenant vous restez assis là et vous n'en bougez plus !" Un peu perdu, le grand-père...
La suite plus tard...
mardi 29 septembre 2009
samedi 26 septembre 2009
Une nuit de septembre
Eh oui, les urgences d'une station balnéaire sont plus calmes en septembre... mais quand on a, comme moi, beaucoup de chance, il arrive quand même un patient toutes les heures ! Ce qui fait que, techniquement, pour dormir, c'est pas simple...
Juste quelques mots :
- j'ai beaucoup aimé le patient de 23 ans qui vient pour diarrhée (10 par jour, quand même) depuis 7 jours. Il n'a pas vu de médecin pendant toute cette semaine, par contre, il se pointe aux urgences à 5h du matin... A la question "pourquoi maintenant aux urgences directement ?", je suis désolée de vous donner sa réponse "parce que j'en ai marre de faire dans mon lit" ... :-/ Oui, j'imagine... Mais hier matin aussi, non ?!
Ah, et quand même, allons jusqu'au bout de l'horreur : je lui demande s'il a pu aller travailler quand même cette semaine, malgré ce rythme effréné. "Oui", me répond-il. - "Et vous faites quoi comme métier ?" - "Boulanger"... Vous ne regarderez plus jamais votre boulanger et votre pain comme avant, j'en suis sûre !
- le patient suivant, à 6h du matin, m'a rappelé (en moins mignon, certes) la mamie-marguerite : il vient pour douleur au ventre. Quand je lui demande de me décrire sa douleur, il pointe un doigt vers l'ombilic et il me dit "ça bourdonne". Hum hum... z'avez avalé une mouche cette nuit ??...
Allez, et permettez-moi de râler un coup quand même : ce matin, mon chef a fait profil bas en sortant de garde : je crois qu'il s'est rendu compte qu'il avait dormi de minuit à 8h30 sans se faire réveiller, et que moi j'avais eu droit à 45 minutes de sommeil en deux fois ! C'est comme dans la blague des perroquets: "Celui-là, le plus cher, personne ne sait ce qu'il fait, mais tout le monde l'appelle Patron" :-)
Juste quelques mots :
- j'ai beaucoup aimé le patient de 23 ans qui vient pour diarrhée (10 par jour, quand même) depuis 7 jours. Il n'a pas vu de médecin pendant toute cette semaine, par contre, il se pointe aux urgences à 5h du matin... A la question "pourquoi maintenant aux urgences directement ?", je suis désolée de vous donner sa réponse "parce que j'en ai marre de faire dans mon lit" ... :-/ Oui, j'imagine... Mais hier matin aussi, non ?!
Ah, et quand même, allons jusqu'au bout de l'horreur : je lui demande s'il a pu aller travailler quand même cette semaine, malgré ce rythme effréné. "Oui", me répond-il. - "Et vous faites quoi comme métier ?" - "Boulanger"... Vous ne regarderez plus jamais votre boulanger et votre pain comme avant, j'en suis sûre !
- le patient suivant, à 6h du matin, m'a rappelé (en moins mignon, certes) la mamie-marguerite : il vient pour douleur au ventre. Quand je lui demande de me décrire sa douleur, il pointe un doigt vers l'ombilic et il me dit "ça bourdonne". Hum hum... z'avez avalé une mouche cette nuit ??...
Allez, et permettez-moi de râler un coup quand même : ce matin, mon chef a fait profil bas en sortant de garde : je crois qu'il s'est rendu compte qu'il avait dormi de minuit à 8h30 sans se faire réveiller, et que moi j'avais eu droit à 45 minutes de sommeil en deux fois ! C'est comme dans la blague des perroquets: "Celui-là, le plus cher, personne ne sait ce qu'il fait, mais tout le monde l'appelle Patron" :-)
mercredi 9 septembre 2009
Et le mercredi suivant...
Je ne sais pas pourquoi j'ai osé espérer avoir une garde un peu plus calme pour cloturer ma semaine. Si, je sais : ça faisait deux matins que je prenais la relève de mes collègues qui avaient dormi entre 4 et 5 heures de suite ! Je sais bien qu'on dit "jamais deux sans trois", mais là, je me disais surtout que ça serait étonnant qu'aucun patient ne vienne frapper à la porte des urgences entre 3h et 8h pour la troisième nuit de suite :-)
Eh ben j'avais raison !! (c'est marrant ce qu'on aimerait se tromper dans ce genre de situation !)
Faut dire que j'avais aussi fait ce qu'il fallait pas : des projets pour le lendemain ! Je m'étais dit que si je dormais un peu, j'irai faire de la voile avec mon chef.
Bon, la garde n'est pas finie, mais il est 6h et j'ai dormi une fois 5 minutes, une fois 3 minutes et une fois 40 minutes ! Et je n'envisage plus de me recoucher, je n'en peux plus d'entendre ce téléphone sonner à peine je touche mon lit...!
J'aime les deux derniers réveils :
- le premier, c'était un mec complètement excité, visiblement alcoolisé. Ce n'était pas un patient, mais un ami d'une patiente qui est venue la semaine dernière (et que d'ailleurs j'avais vue) qui est donc hospitalisée depuis une semaine. Je ne sais pas bien comment c'est, l'hôpital, en Mongolie Chinoise, mais visiblement, on peut se présenter à 3h40 et espérer voir un patient dans son lit d'hospitalisation...! Oui, ce cher monsieur ne parlait pas beaucoup le français, et l'alcool ne devait rien arranger... L'infirmière lui expliquant qu'il faudrait qu'il revienne en journée, il lui a répliqué : "Toi pas docteur ! Toi... (là on n'a pas compris mais la suite était très distincte :) discothèque !" Avec un geste éloquent... C'est marrant, je l'imaginais pas en gogo danceuse, cette infirmière ! Elle non plus, visiblement...
- et le deuxième, vers les 5h du matin, c'est un homme de 57 ans pour douleur thoracique, me dit l'infirmière.
Je vous mets le copier-coller de mon compte-rendu, c'est éloquent...
" En un quart d'heure, l'interrogatoire ramène une foule détails sur le patient, sa vie, sa retraite récente, ... et de plaintes somatiques diverses. Le patient me semble très stressé, angoissé. Il a comme une peur panique de se redresser "ça se bloque dans le cou, ça se brouille dans la tête". Pourtant, il se mobilise parfaitement bien. S'y ajoute une oppression thoracique bilatérale décrite par deux doigts de chaque côté.
L'examen neurologique est tout à fait normal : je retrouve uniquement une hypoesthésie de la jambe gauche et une abolition du ROT rotulien gauche qui sont très anciens et connus. Il n'y a aucun déficit des paires crâniennes (notamment pas de nystagmus), aucune déficit sensitivo-moteur, pas de syndrome cérébelleux statique ou dynamique.
L'examen rhumatologique retrouve des épineuses cervicales sensibles à la palpation, tout autant que les masses musculaires adjacentes. Le patient me signale que c'est ancien (cervicalgies probablement arthrosiques chez un patient ayant beaucoup fait de voiture au cours de sa profession). La palpation d'aucune épineuse ne provoque un signe de la sonnette.
Le reste de l'examen clinique (cardiovasculaire, pulmonaire, abdominal) est normal, notamment les mollets sont souples, il n'y a pas de dyspnée.
Devant cette oppression thoracique, j'initie un bilan ECG, radio thoracique, bilan biologique.
L'ECG et la RT sont normaux.
Je propose au patient un traitement symptomatique par Lexomil en attendant les résultats du bilan biologique pour au moins calmer la part d'angoisse et permettre une meilleure évaluation des problèmes dans une heure ou deux. Il le comprend et l'accepte."
...
Heureusement qu'on n'a pas envoyé le SAMU chercher ce patient à son domicile...
Eh ben j'avais raison !! (c'est marrant ce qu'on aimerait se tromper dans ce genre de situation !)
Faut dire que j'avais aussi fait ce qu'il fallait pas : des projets pour le lendemain ! Je m'étais dit que si je dormais un peu, j'irai faire de la voile avec mon chef.
Bon, la garde n'est pas finie, mais il est 6h et j'ai dormi une fois 5 minutes, une fois 3 minutes et une fois 40 minutes ! Et je n'envisage plus de me recoucher, je n'en peux plus d'entendre ce téléphone sonner à peine je touche mon lit...!
J'aime les deux derniers réveils :
- le premier, c'était un mec complètement excité, visiblement alcoolisé. Ce n'était pas un patient, mais un ami d'une patiente qui est venue la semaine dernière (et que d'ailleurs j'avais vue) qui est donc hospitalisée depuis une semaine. Je ne sais pas bien comment c'est, l'hôpital, en Mongolie Chinoise, mais visiblement, on peut se présenter à 3h40 et espérer voir un patient dans son lit d'hospitalisation...! Oui, ce cher monsieur ne parlait pas beaucoup le français, et l'alcool ne devait rien arranger... L'infirmière lui expliquant qu'il faudrait qu'il revienne en journée, il lui a répliqué : "Toi pas docteur ! Toi... (là on n'a pas compris mais la suite était très distincte :) discothèque !" Avec un geste éloquent... C'est marrant, je l'imaginais pas en gogo danceuse, cette infirmière ! Elle non plus, visiblement...
- et le deuxième, vers les 5h du matin, c'est un homme de 57 ans pour douleur thoracique, me dit l'infirmière.
Je vous mets le copier-coller de mon compte-rendu, c'est éloquent...
" En un quart d'heure, l'interrogatoire ramène une foule détails sur le patient, sa vie, sa retraite récente, ... et de plaintes somatiques diverses. Le patient me semble très stressé, angoissé. Il a comme une peur panique de se redresser "ça se bloque dans le cou, ça se brouille dans la tête". Pourtant, il se mobilise parfaitement bien. S'y ajoute une oppression thoracique bilatérale décrite par deux doigts de chaque côté.
L'examen neurologique est tout à fait normal : je retrouve uniquement une hypoesthésie de la jambe gauche et une abolition du ROT rotulien gauche qui sont très anciens et connus. Il n'y a aucun déficit des paires crâniennes (notamment pas de nystagmus), aucune déficit sensitivo-moteur, pas de syndrome cérébelleux statique ou dynamique.
L'examen rhumatologique retrouve des épineuses cervicales sensibles à la palpation, tout autant que les masses musculaires adjacentes. Le patient me signale que c'est ancien (cervicalgies probablement arthrosiques chez un patient ayant beaucoup fait de voiture au cours de sa profession). La palpation d'aucune épineuse ne provoque un signe de la sonnette.
Le reste de l'examen clinique (cardiovasculaire, pulmonaire, abdominal) est normal, notamment les mollets sont souples, il n'y a pas de dyspnée.
Devant cette oppression thoracique, j'initie un bilan ECG, radio thoracique, bilan biologique.
L'ECG et la RT sont normaux.
Je propose au patient un traitement symptomatique par Lexomil en attendant les résultats du bilan biologique pour au moins calmer la part d'angoisse et permettre une meilleure évaluation des problèmes dans une heure ou deux. Il le comprend et l'accepte."
...
Heureusement qu'on n'a pas envoyé le SAMU chercher ce patient à son domicile...
dimanche 6 septembre 2009
Une garde de samedi aux Urgences
Alors, qu'avons-nous au menu aujourd'hui ?
Une mamie-marrante, une infirmière-insolente, un patient-récalcitrant, un patient-impatient, un patient-sans gêne, un chef-touchant... C'est parti ?
La mamie-marrante :
Il doit être environ 6h du matin, et j'interroge cette mamie d'environ 80 ans sur ses allergies. Elle me dit : "Oh, si, le Dr C*** m'avait donné un médicament l'autre jour, et ça m'a beaucoup gratté."
- Moi : "Ah ? C'était des plaques ? A quel endroit ?"
- La mamie, sur un ton plein de sous-entendus : "Oh, ça me grattait, à un endroit très mal placé..."
- Moi, les deux pieds dans le plat : "Mais où, exactement ?"
- Et elle, pleine de fraîcheur : "Ben, à la marguerite !"
Heureusement que je lui tournais le dos pour la dernière question, parce qu'un large sourire a éclairé mon visage...!
L'infimière-insolente :
Il n'est alors que minuit, mais j'ai la désagréable impression, comme si souvent, la nuit, aux Urgences de cette belle ville où j'officie, que je suis la seule à bosser. Il n'est pas rare que j'aie à déshabiller les patients, voire prendre une température, ou rentrer les constantes : autant de gestes infirmiers qui sont habituellement déjà faits quand j'arrive, mais il semblerait que la nuit, la phrase "moins y'en a à faire, moins on en fait" soit particulièrement vraie. Eh oui, étouffée par les trois patients installés depuis 2h et pour lesquels elle n'a plus eu à lever le petit doigt depuis, l'infirmière en était à son 3ème café en compagnie de ses collègues. Vous seriez surpris de voir que je n'exagère même pas... Donc, étouffée par cette pesante charge de travail, elle prenait une pause bien méritée... On se croirait dans les Inconnus, parfois !
J'avais terminé avec une patiente, il me restait à lui préparer ses papiers de sortie. Je vais donc voir l'infirmière et lui demande d'aller déperfuser la patiente. Quelle n'est pas ma stupéfaction de la voir me faire un bras d'honneur... Il était net que je la dérangeais dans sa pause-café de 2h de durée !
Il est certain que je peux tout à fait faire ça, déperfuser une patiente, aussi bien que nettoyer une salle; mais si on bosse en équipe, avec chacun des rôles définis et pour lesquels on est formés, c'est peut-être pas pour que l'interne se retrouve à tout faire, si ?
Grr...
Ai-je besoin de préciser que je lui ai lancé un regard d'abord surpris, presque estomaqué, puis franchement réprobateur et que je suis partie en disant "Je suis désolée, mais j'en ai un peu marre d'être la seule à bosser, ici !"
Le patient-récalcitrant :
C'était un jeune de 17 ans, qui avait picolé, puis s'était battu, et que sa mère amène à 5h du matin parce qu'il a le nez et le poignet cassés. En effet, il a une fracture du scaphoïde. Je lui explique que, pour ça, il faut qu'il ait un plâtre qui va du coude au pouce. Et là, il râle. Mais pas qu'un peu ! Il proteste ! Avec le peu de patience que j'ai à 5h du matin, j'essaie une explication sur le pourquoi de cette immobilisation. Comme il persiste à râler, je finis par lui dire que ce n'est pas ma faute s'il s'est cassé le poignet, que j'imagine que ça lui fait pas plaisir d'avoir tout ça d'immobiliser, mais que c'est le traitement et ce qu'on peut faire de mieux pour lui !
Et quand je commence à lui faire la résine, il recommence à protester... Et là, c'est plus fort que moi, c'est sorti : "Ecoute, j'imagine qu'on ne t'a pas forcé à picoler ce soir, qu'on ne t'a pas non plus forcé à te battre. Donc tu t'es cassé la main, alors maintenant t'assumes et t'arrêtes de râler. Moi non plus, ça ne me fait pas spécialement plaisir de te faire une résine à 5h du matin !"
Bon, après, il a un peu arrêté...
Le patient-impatient :
Lui, je l'ai vu à 6h15 du matin. Il avait, par accident, passé la main à travers une vitre et avait plusieurs plaies de l'avant-bras. Immédiatement installé en salle par l'infirmière qui a commencé à nettoyer ses plaies. Je suis venue tout de suite voir leur aspect, et devant le doute sur un corps étranger résiduel, je l'ai envoyé séance tenante passer une radio. Pendant ce temps, je suis allée m'occuper de Mamie-Marguerite. Le temps que je finisse avec elle, les infirmières m'informent qu'il a pesté contre le temps d'attente et exprimé son envie de partir. "Mais qu'il se casse", réponds-je un peu impulsivement :-) J'ai pas dit ça au patient, hein... Donc j'ai terminé avec ma maminette, et 20 minutes après l'avoir expédié à la radio, je le revois. Je me garde bien de faire la moindre remarque sur ce que m'a dit l'infirmière et commence à me repencher sur la question de ses plaies. L'une d'entre elles m'embêtait, un peu trop profonde : j'allais avoir besoin de l'avis de mon chef avant d'y toucher ; il fallait donc que je le réveille. Je dis ça à mon patient, qui, directement, me répond : "Et ça va encore être long ?" Ouuuuh, il va me gonfler longtemps, celui-là, me suis-je dit... Patiemment, je lui demande : "Ca dépend, c'est quoi, long, pour vous ?" Et lui: "Ben là, comme tout ce que j'ai déjà attendu !" Hem... La réponse n'a pas tardé : "Monsieur, vous êtes arrivé il y a 3/4 d'heure. On vous installé tout de suite, l'infirmière vous a nettoyé les plaies, je les ai vues immédiatement et vous êtes allé passer la radio en suivant. Je vous ai fait patienter 20 minutes le temps de voir une autre patiente qui est dans le service et suis revenue vous voir de suite. Vous avez eu une prise en charge optimale, avec un délai d'attente dérisoire pour les Urgences, alors si ça, pour vous, c'est long : oui c'est encore long ! Et si vous n'êtes pas content, vous pouvez vous en aller, mais c'est contre mon avis."
Il est resté et est devenu très sympathique :-)
Le patient-sans gêne :
A 7h30, je libère un patient qui avait un traumatisme du pied. C'était un ami qui l'avait amené, et il était parti. Je propose donc au patient de lui appeler un taxi, sauf si quelqu'un peut venir le chercher. Sans gêne, il me demande si y'a pas quelqu'un qui débauche bientôt et qui pourrait le déposer, vu qu'il n'habite pas très loin. Je lui dis que non, personne ne débauche bientôt. Et lui, toujours tranquille, qui me dit : "Mais si, j'ai cru comprendre que vous débauchez bientôt, vous voulez pas me ramener ?" !!
Un chef touchant :
Ca, c'était le cadeau de la nuit : mon chef tournait en rond dans le service, il était bientôt 3h du matin. Quelqu'un a dû lui faire la remarque qu'il pourrait aller dormir, puisque je m'occupais des patients (mon chef s'était joint au petit comité-café et m'avait donc laissé voir les patients :-) ). Il ne savait pas que je l'entendais, je pense, et je l'ai entendu dire sur son habituel ton bougon-râleur-ours : "Oh mais non, je vais quand même pas laisser Nathalie toute seule". Ca s'appelle du soutien moral, c'est quand même super agréable ! :-)
Pourquoi ce blog ?
Chers tous,
si vous arrivez ici, c'est de votre plein gré, je n'en doute pas.
Pourquoi donc ce blog, comme le titre l'indique ?
Eh bien, il est né de la suggestion d'Ophélie. En effet, en sortant de garde ou d'une simple journée aux urgences, j'ai toujours des petites anecdotes à raconter, que ce soit des trucs marrants, des coups de gueule, des inédits... Et ce samedi 5 septembre a été assez riche en évènements, d'où sa remarque "tu devrais écrire". Alors c'est parti, j'écris tout ça !
Eh oui, car malheureusement, avec ma mémoire de poisson rouge, dès qu'une journée succède à une autre, j'oublie le contenu de la première. Et aussi uniques qu'aient été ces moments, je les oublie assez inévitablement.
Bonne lecture :-)
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